Lomography Color Negative Film F²/400 – Film Review

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Lomography Color Negative Film F²/400 – Film Review

Il y a quelques semaine, l’internet argentique s’est emballé autour d’une annonce des bibouilleurs de Lomography : la sortie d’une nouvelle pellicule, la Lomography Color Negative Film F²/400. La raison de l’engouement, c’est l’expérience qui a conduit à sortir ce film : Il y a sept ans, Lomography rachète le dernier rouleau de Ferrania 400… et le laisse vieillir dans des barils. Avec Jungle Argentique, nous nous sommes cependant laissé tenté, et avons commandé 10 rouleaux de ce nouveau vieux film périmé, vendu à prix d’or dans un bel emballage, #LomoStyle.


Round 1 – 400 Iso

J’ai emmené un premier rouleau lors de mon shooting avec Max. Le temps était maussade, un peu gris, mais l’environnement assez coloré me semblait propice pour un premier test : Les images proposés par le site de Lomo sont très saturés, avec des bleu profonds et des rouge éclatants. J’expose donc toute cette pellicule, à 400 iso, dans l’aire de jeu, malgré une lumière grisâtre.

Après une semaine d’attente, je récupère les négatifs au labo et me presse de les scanner. Première déception, le grain est assez présents, comme sur une pellicule couleur sous-exposée. Deuxième déception, les couleurs sont assez fades, peu saturées. La pellicule manque également cruellement de contraste, les images sont comme légèrement voilées. Je n’ai rien contre ce type d’esthétique, mais ce n’est pas ce que Lomography m’avait vendu dans ces images promotionnelles… J’ai donc cherché à retrouver le “feeling” qui m’avait convaincu d’acheter la pellicule en retravaillant mes scans sous Lightroom.

A gauche, le scan brut, à droite, mon rendu “emulé” sous Lightroom

Au final, je suis assez satisfait des images finales, même si le rendu brut de la pellicule m’avait un peu déçu. Mon principal problème, le grain, très (trop) présent à mon goût pour de la couleur, notamment par rapport aux images de référence de Lomography, et les couleurs assez fades.

Round 2- Surexposition

M’acharnant, je décide de traiter la pellicule comme ce qu’elle est, un vieux film périmé : Jungle Argentique, a sur-exposé sa première pellicule à 320 ISO (vous pouvez voir les rendus après correction sur son Flickr), je tente de mon coté une surexposition à 200 ISO : L’idée est de donner au film plus de lumière, ce qui devrait en théorie réduire le grain, et restaurer les couleurs. Les vieilles pellicule ont en effet tendance à avoir besoin de plus de lumière, car l’emulsion s’est dégradée avec le temps.

Pour enfoncer le clou, j’expose cette pellicule par grand soleil, à la mer. Plus de lumière que ça, il aurait fallu enflammer le film.

Résultat du scan brut :

Scan brut – Epson V550 Photo

Si le grain  est plus fin à mon goût, on reste loin des promesses de Lomography question contraste et couleurs. Chose qui apparaît également rapidement sur ces grands paysages, la faible définition du film est rapidement un problème.  Cette pellicule subi donc le même traitement que la précédente, avec une correction du voile (acceptable, peut-être du à l’air marin), un petit boost de contraste et de saturation pour parvenir à quelque chose s’approchant du rendu promis.

Résultat après traitement sous lightroom

Conclusions

La Lomography Color Negative F²/400 n’est pas, en soit, un mauvais film, il n’est simplement pas ce que j’attendais à la vue du marketing de Lomography : Je pensais obtenir une sorte de sous Kodak Ektar avec une résolition plus faible, mais à la dynamique de couleur similaire, et le résultat en est assez éloigné. En boostant le contraste et la saturation après le scan, on parvient à résultats intéressants, mais brute, l’image est assez fade, voilée, sans réelle personnalité. Brute, la pellicule manque vraiment de “peps”, surtout comparée aux images survitaminés du site de Lomo. De tous les films jamais scannés chez moi, c’est celui qui est ressorti le moins flatteur brut de décoffrage. Sans compter la résolution du film, assez faible. Même si, ramené à un prix à l’unité, c’est une pellicule peu chère (environ 5€ le rouleau), j’ai obtenu de bien meilleurs résultats avec des pellicules de même prix, dans des appareils de moins bonne facture que le Canon A1 utilisé pour ce test.

Dans tous les cas, je conseillerai de l’exposer entre 200 et 300 ISO, ce qui permet d’améliorer légèrement la finesse du grain.

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