Rues de mars

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Rues de mars

J’ai toujours été intrigué par les photographe de rue, tout en ayant une grande difficulté à m’y essayer. Après quelques essais, moyens, avec un télé-objectif l’année dernière, c’est une pratique que j’avais totalement laissée de côté pour me consacrer au portrait. Mais en ce début de printemps, je me donne une seconde chance, avec une focale de 50mm plus conventionnelle. Retour d’expérience.


Peu à l’aise, j’ai choisi de travailler en numérique : J’ai ainsi pu bénéficier du confort d’un appareil moderne, avec un autofocus rapide. J’ai pu également me pardonner de nombreuses photos ratées, floues, mal exposées ou mal cadrée. J’ai ensuite traité les images sous Lightroom pour leur donner un feeling argentique.

Classic Look – Style Ilford HP5+

Traditionnellement, la photo de rue est plutôt en noir et blanc : Tout simplement, les hautes vitesses requises pour shooter la photo à un diaphragme relativement fermé pour garder une grande zone de netteté, nécessite l’utilisation de film à haute sensibilité (800, voire 1600 ISO) et ces films sont bien plus souvent des films noirs et blancs. Au passage en numérique, la tradition et l’esthétique est restée, même si les appareils photos peuvent shooter à ISO élevés en couleurs.

J’ai réalisé ces photos dans des trajets quotidiens, où je n’avais pas forcément le temps d’attendre le moment décisif. Cependant, en gardant l’appareil à la main allumé, et en restant aux aguets, j’ai réussi à capturer de jolis instant. La difficulté reste de composer “sur le vif”, de viser et shooter rapidement sans trop attirer l’attention. Pas forcément facile avec un reflex, et l’exercice s’avère je pense plus évident avec un mirroless ou un rangefinder.

Color Time

Comme je n’aime pas être pris au piège d’une esthétique traditionnelle, j’ai choisi de traiter une partie des images en couleurs. Si le noir et blanc focalise l’attention sur la lumière, la composition et les visages, la couleur fait entrer un autre élément à prendre en compte. Certains photographes trouveront que la couleur n’est que distraction, mais utilisée correctement, elle peut apporter une lecture différente à l’image et sublimer la composition, en apportant du contraste et de la matière.

Shooter en couleur, c’est malgré tout une difficulté supplémentaire : J’ai jeté beaucoup de photos à cause d’un panneau trop rouge venant briser une harmonie, ou d’une teinte distrayant trop l’œil. Comme je ne suis pas trop fan d’effacer totalement des parties de l’image, cela demande une attention supplémentaire dans la construction des images.

Et puis, il y ces fois où la couleur est si présente qu’elle participe en elle même à la composition de l’image. Elle capte toute l’attention. Dans ces moments là, je n’ai juste pas le cœur de la supprimer, tant elle cherche à percer.

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